Sur-vie

2019

ciseaux rouillés, ficelle, corde, couteau, lance, collets, lampe torche, piquets, morceaux d’ardoise, couverture de survie, cartouche de fusil, crayons, photos.

 

 

En questionnant le terme « Pièce nomade pour survivre », je me suis tournée vers l’idée de travailler autour d’un personnage en situation de survie et dont il ne reste que des objets pour retranscrire son histoire. Plusieurs mots me sont venus en tête comme, archive, passage du temps des objets, mémoire et survie.

Ce projet s’articule à travers la mémoire d’un personnage qui aurait subit un naufrage, se retrouvant seul en pleine nature, en possession de quelques outils, objets pour tenter de survivre. Ces outils étant les seuls éléments pour raconter l’histoire de ce naufragé. Un travail de construction d’une mémoire s’est mis en place afin de mettre en scène l’histoire d’une vie, permettant ainsi une recherche et un glanage d’objets de survie, qui, pour certains sont fabriqués. Des photographies argentiques ont également été prises, relatant ainsi un présumé lieu où le personnage aurait pu vivre suite à ce naufrage. Ce projet faisant penser à l’artiste Joseph BEUYS, qui à lui-même travaillé sur sa propre expérience de survie après un accident d’avion.

De fait un questionnement sur la survie en milieu naturel s’effectue lors de cette construction de mémoire. Le docteur Xavier MANIGUET à publier un ouvrage permettant de répondre plus ou moins à cette question, Survivre, comment vaincre en milieu hostile. Un livre me servant de guide de recherche tout au long du processus de création.

Un étiquetage desdits objets à été fait dans le but d’énumérer l’utilité de chacun et de faire un travail d’archive. Un dispositif d’installation sous forme de table d’exposition, qui fait écho à l’artiste Mark DION et Michel BLAZY, témoigne d’une mémoire de survie en milieu naturel.

 

Xavier Maniguet, Survivre, comment vaincre en milieu hostile, Paris, édition Albin Michel, 2016.